Amphore à col cylindrique, à parois légèrement concaves, surmonté d’une embouchure évasée entièrement vernie, à tranche externe bombée et tranche supérieure plate. De nombreux fragments manquant au niveau de l’épaule et de la panse du vase ont été réintégrés par une restauration assez grossière. Le col et l’épaule sont joints par deux anses plastiques trifides. Le col est décoré entre deux filets noirs d’une frise de trois palmettes reliées entre elles par leurs tiges végétales formant des volutes, la palmette centrale étant renversée. La partie supérieure de l’épaule carénée présente une frise de languettes noires sur chaque face, sous un fin anneau plastique situé à la jonction avec le col. Dans le bas de la panse, deux zones décoratives se succèdent : une frise de boutons de lotus reliés entre eux par des arceaux, entre deux filets noirs, puis une zone de longues arêtes avant le pied en disque évasé dont la tranche et la surface de pose sont réservées. Le pied, recollé, n’appartient peut-être pas au vase.
Une face du vase illustre une rencontre divine : Dionysos tient le canthare, vêtu d’une nébride (peau de cervidé) et entouré de pampres de vigne, puis Apollon citharède au centre de l’image fait face à la déesse Athéna armée de son casque, de sa lance et d’un bouclier à l’épisème orné d’une caisse de char. Entre les deux dieux olympiens, sous la caisse de la cithare, on perçoit la partie inférieure de l’épiporpéma, un tissu utilisé pour essuyer l’instrument . Sur la panse, les anses sont décorées d’un motif végétal formé par trois fleurs de lotus et quatre palmettes naissant de rinceaux végétaux, qui se rejoignent en un losange pointé. L’autre face du vase représente une scène de combat entre deux hommes barbus et dénudés, celui de gauche, debout et s’apprêtant à frapper du poing son adversaire, celui de droite en position défensive, tombé genou au sol, à la longue barbe. Portant son bras droit en avant pour se protéger, il est également coiffé d’un casque dont on distingue la forme d’un grand cimier. Le groupe est entouré de deux figures féminines drapées qui assistent à l’affrontement, mains tendues en signe d’affliction ou d’encouragements. Celle de gauche porte à son visage une fleur ou un oiseau.